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Partager des passions, confronter des réflexions, construire des projets, développer l'esprit citoyen, militer, s'engager en politique, mieux vivre à Lombez, en Savèset sur le canton de Lombez

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Bilan de mandat de Jean Jacques LASSAVE : 1er mandat

1977 - 1983 : c'est le 1er mandat de Jean Jaques LASSAVE en tant que Maire de Lombez. Suite de ma rubrique "la parole à", voici exposé ci dessous l'acte 2 :
 
Malgré la présence d’une autre liste, cette élection fut presque un plébiscite. Ce fût aussi une grande responsabilité : ne pas décevoir celles et ceux qui nous accordaient leur confiance. Guy FEUILLERAT et Jean BARROT, élus adjoints, prirent une part importante dans l’animation de la nouvelle équipe.
Les dossiers étaient prêts : ces années d’intérim m’avaient permis d’anticiper ! Avec la satisfaction d’avoir sauvé les administrations locales, la Perception, la Poste, la Gendarmerie, nous décidions d’aménager un foyer pour les personnes âgées dans l’ancienne perception désaffectée et d’éclairer le stade municipal.
 
Mener de pair, le mandat de Maire et mon exploitation agricole devenait compliqué ; j’abandonnais l’élevage laitier pour me cantonner à la culture céréalière moins contraignante, me rendant plus disponible.
 
Nous pensions être sur la bonne voie pour faire avancer Lombez. Malheureusement, les graves inondations du 7 et 8 juillet 1977 survenaient et en quelques heures, la vie des Lombéziens bascula. La digue ne s’avéra pas assez haute pour contenir cette crue centenaire. Les lotissements et la basse ville furent noyés.
 
Un appel téléphonique à 2 heures du matin m’avait alerté de la montée des eaux en amont. Bien qu’à cette heure là l’étiage de la rivière était au plus bas, cet appel nocturne me permis de prendre les dispositions urgentes pour éviter le pire. Si les dégâts furent très importants : 280 maisons inondées, certaines par 3 mètres d’eau ; le coup de fil matinal m’avait permis de prendre les dispositions nécessaires : il n’y eu aucune victime à déplorer, un vrai miracle.
 
Secourir tous les sinistrés et apporter des solutions à ceux qui étaient dans la détresse furent nos priorités. Pour cela, nous avons été aidés par les solidarités locale, départementale et nationale. Après cette inondation, ce fut la fuite vers des villes moins exposées : rester à Lombez faisait peur. La perte de population dans les mois qui suivirent devint inquiétante. Tous les dossiers de construction ont été annulés.
 
Ce n’était pas la première fois que Lombez était confronté aux inondations. Au fil des siècles, le Clergé, les Sous-Préfets après la Révolution, les élus locaux par la suite, n’avaient cessé de faire de grands travaux de protection de la ville. À chaque fois : ils étaient remis en cause ou anéantis par la crue suivante.
 
Devant le constat de ces échecs successifs, je proposais au Conseil Municipal de rapidement rehausser la digue de 1971 tout en sachant que ce n’était qu’une solution provisoire mais nécessaire. Nous réfléchissions à d’autres alternatives : c’est alors que j’émettais l’idée de créer une nouvelle ville hors d’eau. Cette décision courageuse fut difficile à prendre et ne fut pas comprise par tous. Et je glisse sur les difficultés rencontrées pour faire accepter cette orientation révolutionnaire.
 
Ayant appris que Monsieur Noël BÉCANNE était vendeur de son exploitation agricole située à la Ramondère au dessus du niveau des plus hautes eaux, j’en fis part au conseil. Je fus autorisé à négocier. Il accepta la vente de 10 hectares. Ensuite, nous avons dû convaincre la DDE qui refusait toute autorisation de lotir sur le plateau à cause de la sortie sur la route départementale 632. À la même période, la DDE venait de délivrer, avant les inondations, un permis de construire entre les deux lotissements inondés sous trois mètres d’eau et qui débouchait sur la même départementale ! Je me servis de cette contradiction pour démontrer au Préfet l’absurdité d’une telle position et j’obtins le précieux permis de lotir.
 
Cette décision entraîna l’obligation de créer un réseau d’assainissement collectif jusqu’alors inexistant. Plusieurs tranches annuelles furent nécessaires pour doter la totalité du bourg de ce service.
 
En 1980, les 75 lots pavillonnaires, en plus des 6 destinés à l’activité économique de la Ramondère, étaient mis à la disposition des premiers constructeurs. Sur le même lieu, trois lots étaient cédés aux H.L.M qui édifièrent 17 pavillons locatifs.
 
Les dossiers de la Gendarmerie et de la Poste acceptés, nous décidions de lancer ces constructions. Au préalable il fallut construire un nouveau pont sur la Savère afin de sécuriser le secteur. Le petit pont existant, obstrué par des végétaux étant en partie responsable de la gravité de la crue en amont.
Conjointement le calibrage de la Save et de la Savère et la mise en place d’écluses de retenues contribuèrent à sécuriser la cité.
 
Le terrain retenu pour la Gendarmerie fut remblayé et mis hors d’eau, ainsi que la route départementale 632. Ainsi, les forces de l’ordre ne seraient pas isolées de la ville en période de crue. La Poste fut reconstruite dans la maison acquise précédemment. Ces deux administrations placées volontairement en bordure de la route départementale, faciles d’accès et pourvues de places de stationnement ont contribué à leur pérennisation dans la commune.
 
L’équipe de rugby montant dans la hiérarchie sportive, nous lancions, sur le stade, la construction de la salle polyvalente, de tribunes adjacentes et de vestiaires. Ce programme était audacieux vu le coût élevé de l’opération. Il s’avéra être une grande réussite et a permis aux associations sportives, culturelles et d’animation de développer leurs activités. En septembre 1983, cette infrastructure du nom de mon prédécesseur Paul VIGNAUX a été inaugurée.
 
Devenu Président de l’Hôpital en tant que Maire, nous lancions la première tranche d’humanisation du vieil hospice, aidés par l’État, la Région, et le Département. La construction d’un premier pavillon apporta un confort aux résidents et créa 32 emplois supplémentaires.
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