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Partager des passions, confronter des réflexions, construire des projets, développer l'esprit citoyen, militer, s'engager en politique, mieux vivre à Lombez, en Savèset sur le canton de Lombez

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Bilan de mandat de Jean Jacques LASSAVE : 5ème mandat

Et voilà la dernière partie du bilan de Jean Jacques LASSAVE. Dans ce message vous pouvez prendre les infos sur son dernier mandat (2001-2007) et en conclusion le choix qu'il fait pour les muncipales de mars prochains. Je le remercie de m'avoir permis de diffuser son compte rendu de mandat sur mon blog. Bonne lecture.

"Aux élections municipales de 2001, je constituais une nouvelle équipe apte à prendre la succession et Messieurs FEUILLERAT, LOUBON, BECANNE et JUAN étaient élus adjoints.
 
À ce moment là, je pensais pouvoir prendre du recul, en déléguant, afin de prévoir mon retrait de la mairie, tout en aidant les Conseillers Municipaux qui venaient d’être élus avec moi.
Cependant, dès les premiers temps de ce dernier mandat, le manque de disponibilité de certains, s’ajoutant à l’empressement pour accéder au pouvoir d’autres, furent à l’origine d’une ambiance particulière.
En 2001, il était question de modifier la loi électorale concernant les Conseillers Généraux pour allonger le mandat en cours et ainsi pouvoir élire l’ensemble des élus départementaux tous les 6 ans. Je pensais donc démissionner de la Mairie si mon mandat de Conseiller Général était prolongé.
La réforme du scrutin cantonal n’ayant pas été acceptée par la nouvelle majorité nationale de 2002 et ne souhaitant pas me représenter en 2004 au Conseil Général, j’étais heureux d’avoir trouvé un successeur en la personne de Jean LOUBON qui fut élu avec mon soutien. Je restais Maire mais je sentis ma position se dégrader rapidement.
 
En 2003, un fait nouveau allait changer la politique locale : la création de la Communauté de Communes du Savès : 17communes dont Lombez et Samatan avec descompétences importantes : l’économie, les écoles, la voirie financées par une participation fiscale diminuant de 50 % les ressources communales. Les conseillers communautaires devaient préparer l’avenir d’un nouveau périmètre : celui du Savès !
 
La modification du Plan d’Occupation des Sols en Plan Local d’Urbanisme entraîna des tensions au sein du Conseil Municipal. Les orientations du schéma directeur de 1979 étaient remises en cause sans une réelle argumentation si ce n’est par « la peur de l’étranger » et « l’indéfinissable ligne de crête »...
 
Malgré de profondes divergences, nous trouvions un accord pour acquérir l’épicerie moderne qui se situait à l’entrée de la vieille ville pour créer un pôle culturel devenu la Maison du Livre et des Écritures.
 
Pour des raisons personnelles, Monsieur JUAN démissionna du Conseil Municipal et fut remplacé par Monsieur COT dans ses fonctions d’adjoint.
 
Un mois après les élections cantonales, un coup de fatigue important m’empêcha d’assister à une réunion du conseil municipal. Deux jours plus tard, j’appris par la presse que le projet de piscine couverte, inscrit aux crédits européens, avait été supprimé. Alors que nous avions acheté un terrain, financé les études et que les taux des subventions étaient fixés.
 
Le 11 novembre 2004, après la commémoration de l’Armistice, les adjoints me convoquèrent à la Mairie pour me signifier qu’ils étaient en désaccord avec ma politique. Ils démissionnaient et ils me faisaient comprendre, que si je voulais éviter la crise, il valait mieux que ce soit moi qui démissionne. Inutile de vous dire ma stupéfaction à l’égard de colistiers que j’avais choisis et aidés à être ce qu’ils étaient devenus à mes côtés. Cette ingratitude, je ne la comprendrai jamais.
 
Je leur demandais huit jours de réflexion. Pendant cette semaine, j’ai pris le temps de réfléchir sur mes actions, mon engagement public, et de discuter avec des amis. Huit jours plus tard, ils me demandaient ce que j’avais décidé. Je leur fis part tout d’abord de mon étonnement de ne pas avoir reçu leurs démissions et je leur précisais que de mon côté, confortablement réélu avec la confiance des Lombéziens, je n’avais aucune raison d’abandonner ce mandat. Par contre, même si cela devait créer une crise salutaire, j’accepterai leur démission. Nous en sommes restés là, je n’ai jamais reçu leur démission. Le complot avait échoué mais la manipulation continua.
 
A partir de ce moment là, c’est une nouvelle flamme pour Lombez qui s’alluma en moi. J’étais décidé à mener mon mandat à son terme pour les Lombéziens d’abord.Du 11 novembre 2004 à ce jour, je n’ai eu de cesse de préparer les dossiers, je ne me doutais pas que j’allais être la victime de leur machination.
J’ai eu une présence assidue à la mairie pour contrôler la situation et éviter les pièges tendus. Ma capacité de travail les a surpris, les angles d’attaques devenant étroits, un semblant d’ordre fut rétabli. Le PLU fut approuvé dans la douleur et créa de nombreux mécontents. J’ai réussi à faire comprendre à une majorité silencieuse que sortir du PLU un terrain de 12 hectares appartenant à la commune, qui était déjà dans le POS, était une absurdité. Ils acceptèrent de le reclasser.
Le pôle culturel devenu la Maison du Livre et des Écritures a été inauguré, le fameux terrain réintégré dans le PLU est pratiquement vendu mais avec du retard. Cela entraîna de nouvelles difficultés de trésorerie inhérentes au fonctionnement d’une commune rurale qui n’a pas de richesses particulières et qui ne peut compter que sur la force de conviction de ses élus.
 
Cette manipulation pour prendre le pouvoir et me faire disparaître en salissant mon nom, mon image et mon honneur, aura été un échec. Leur cupidité et l’attrait du pouvoir ne font aucun doute ainsi que l’absence de leur sens pour l’intérêt général.
 
J’ai un seul regret à la fin de ce mandat : je me suis trompé sur de nombreuses personnes qui ont usé de ma relation de confiance avec les Lombéziennes et les Lombéziens pour se faire élire et partager le pouvoir avant la fin de ma longue histoire politique avec Lombez. En me trompant sur les personnes,nous n’avons pas pu avancer sur des projetsd’avenir. Si nous avions vendu les 12 hectaresde terrains communaux, la situation financièrede la commune aurait été fructueuse et tous lesprojets menés à bien : restauration du centreville, aménagement d’espaces autour de laHalle, construction d’une salle des sports,piscine couverte.
 
J’arrive au terme du contrat passé avec les Lombéziens, conscient d’avoir accompli ma mission. Pendant ces sixmandats, je crois avoir donné le meilleur demoi-même. J’ai eu votre confiance, elle m’astimulé, apporté de belles satisfactions etpermis d’avoir la chance de fréquenter despersonnes que je n’aurai jamais connues.
 
En tant que paysan avec du bon sens et de la bonne volonté, j’ai pu rivaliser avec certains soi-disant plus instruits. J’ai pu constater que la connaissance des réalités du terrain et du quotidien est parfois plus utile que des connaissances théoriques.
 
Quand je regarde mon parcours public, j’ai la petite mélodie d’une chanteuse que j’ai admiré et qui chantait : « Non je ne regrette rien ». À une exception près,l’ingratitude de certains Conseillers Municipauxque j’avais choisi pour m’accompagner dans cedernier mandat. Je pars meurtri. Il est vrai que j’appartiens à une autre génération qui avait le respect des valeurs et des anciens, une génération qui savait écouter pour apprendre.
 
Par contre, je tiens à remercier les Lombéziennes et les Lombéziens qui m’ont toujours fait confiance et tous les conseillers municipaux avec qui nous avons oeuvré pour Lombez depuis 1971.
Au mois de novembre dernier, dans un article de presse, j’avais dit à propos des futures élections municipales que « je me réservai le droit de choisir ».
 
 
Aujourd’hui, je suis en mesure de faire ce choix. D’autant plus que mes amis socialistes l’ont choisi sans ambiguïté et à une large majorité, pour conduire la future liste que je soutiendrai, je fais le choix de Michaël BOUTINES qui a été investi face à Jean LOUBON par 16 voix contre 5.
 
Michaël BOUTINES est jeune, il a une expérience politique, une connaissance des réalités locales et une expérience professionnelle au Conseil Général, qui font de lui le meilleur candidat dont Lombez à besoin pour un nouvel élan et un nouveau souffle. Je suis à sa disposition et à celle de son équipe pour faire de Lombez un « village de coeur et de caractère » comme il le dit si bien. Lombez a tous les atouts pour maîtriser son avenir.
 
En bon paysan, je crois avoir bien semé, la récolte est prometteuse. Demain, elle sera dans les mains de ceux que vous aurez choisis.
 
Lombéziennes, Lombéziens, sachez que je resterai fidèle à notre commune que j’ai aimée et que j’aimerai toujours, avec la même passion. À vous tous, merci."
 
 
 
 
 
 
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