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Partager des passions, confronter des réflexions, construire des projets, développer l'esprit citoyen, militer, s'engager en politique, mieux vivre à Lombez, en Savèset sur le canton de Lombez

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L'éducation dans le Gers : IUT, Lycées, Ecoles, les jeunes, les enseignants en révolte et chez nous?

"Comme dirait un copain : j'y étais ! "

Les mois de Novembre et Décembre ont été l'occasion pour les étudiants de l'IUT, les enseignants du primaire et du secondaire, les lycéens, des parents d'élèves de se mobiliser dans la rue pour faire entendre leurs mécontements face aux tentatives de réformes du gouvernement. Revendicatifs et nombreux depuis le 20 novembre, j'ai été présent à leur rassemblement pour apporter un soutien citoyen et politique. En quelques mots, je vous présente les principales clés du mécontement de la jeunesse et des enseignants :

1)
S'opposer à la perte d'autonomie de gestion des IUT suite à une application hasardeuse de la Loi de Réforme des Universités (LRU)


La pétition est très claire : "Depuis quarante ans, les IUT assurent une mission de formation de techniciens supérieurs (Diplôme Universitaire de Technologie) et de cadres intermédiaires (Licences Professionnelles créées en 2000). Les 116 IUT de France ont été, à la satisfaction de tous (les étudiants et leurs familles, les milieux professionnels) un des vecteurs essentiels de la démocratisation et de la professionnalisation de l’enseignement supérieur et de l’aménagement du territoire. Ils accueillent aujourd’hui plus de 140 000 étudiants (dont 36% de boursiers), qu’ils font réussir à plus de 75%.

Ce succès, que personne ne dément, repose sur :

- un DUT reconnu de manière identique sur l’ensemble du territoire,
- un partenariat étroit avec l’entreprise,
- des moyens financiers et humains spécifiques à la technologie,
- une responsabilisation des acteurs et décideurs des IUT.


Dans le cadre de la mise en application de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU), l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Si rien ne change, les IUT, au 1er janvier 2009, ne pourront plus garantir les conditions du succès et la lisibilité nationale du diplôme. En conséquence cette situation remet en question l'existence même des IUT et donc celle des DUT. "


Un lien pour signer la pétition : http://www.iut-fr.net/petitions/?petition=2

Dans la région Midi Pyrénées le réseau des IUT est porteur de projets d'aménagement du territoire notamment dans les villes d'Auch, de Tarbes, de Blagnac, de Castres, de Figeac ou de Rodez en lien avec la métropole toulousaine. Leurs disparitions programmées seraient un nouvel échec pour aider nos territoires ruraux à trouver des perspectives de développement et à éloigner les filières de réussites pour nos jeunes de leurs lieux de vie.


2) Le rouleau compresseur DARCOS sur les lycées


Une réforme incompatible avec les suppressions de poste décidées

A l’heure où le gouvernement envisage de supprimer 13 500 postes dans l’éducation nationale en 2009, après les 11 200 postes supprimés en cette rentrée, les lycéens et leurs organisations syndicales s’inquiètent de la mise en œuvre du projet de réforme du lycée présenté par Xavier Darcos. Comment améliorer l’accompagnement des élèves ou de développement de l’enseignement des langues présentés comme prioritaires par le ministre dans un tel contexte ? La réforme du lycée ne saurait être le cache-sexe d’une politique éducative avant tout guidée par l’objectif idéologique de baisse de l’emploi public. A l’heure ou le contexte économique et social en appelle à une politique de relance et à un rôle grandissant pour les services publics, sacrifier le service public d’éducation ne saurait tenir lieu de politique juste et efficace pour l’avenir.


Préparer les lycéens à l’enseignement supérieur : un objectif louable mais une méthode inadaptée

On peut partager l’objectif d’une meilleure préparation des lycéens à l’enseignement supérieur, celle-ci ne doit pas se faire par un alignement par le bas des conditions d’enseignement des lycéens sur celles des étudiants. En dégradant les conditions d’enseignement, en réduisant l’encadrement par des suppressions de postes et en restreignant l’offre éducative, la politique du gouvernement prépare déjà malheureusement les lycéens aux conditions d’études à l’université !

L’objectif de la réforme du lycée ne doit pas être de donner à quelques uns la possibilité de réussir, mais bien d’amener tous les lycéens au bac et de mieux préparer l’ensemble des lycéens au travail dans l’enseignement supérieur. Faire porter l’essentiel de la réforme hors du temps scolaire (cours de soutien notamment) ou laisser jouer le volontariat permet peut être de faire une réforme moins couteuse, mais cela revient finalement à renoncer ou à laisser les inégalités jouer à plein. Présenter le lycée comme désormais «à la carte» peut paraître séduisant, mais cela ne saurait masquer un renoncement à apporter des réponses collectives aux difficultés des lycéens.

Afin d’améliorer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur, il faut demander une meilleure préparation des lycéens au travail autonome, à la recherche documentaire, au travail de groupe, et à la rédaction de synthèses qui sont autant de compétences réclamées à l’université et face auxquelles les étudiants sont souvent démunis en 1ère année. La remise en place de modules pluridisciplinaires sur le modèle des TPE (travaux personnels encadrés) supprimés par François Fillon, est à ce titre indispensable. Loin de supprimer des options ou des matières (sciences économique et sociales notamment), l’élargissement de l’offre éducative, pour faire face aux aspirations des lycéens et aux nouveaux champs de métiers, apparaît également nécessaire.

Le baccalauréat en ligne de mire ?

Bien que le Ministre s’en défende, il parait peu probable que le bac ne subisse dans les années à venir d’importants changements au vu des évolutions préconisées par la réforme du lycée. Celle-ci devrait d’ailleurs s’étaler de 2010 à 2012 : seconde en 2010, première en 2011, et terminale en 2012. Ainsi que le bac ? Il faut que Xavier Darcos arrête de pas fuir le débat et de jouer carte sur table sur cette question centrale.

3) Le malaise général à l'école :

 


"Désengagement par la réduction du temps réservé au service public : moins 2h en primaire, scolarisation reculée à 3 ans en primaire."

"Appauvrissement des programmes et asphyxie des moyens. "

"Mise en concurrence dans les territoires et dans les établissements entre tous les acteurs."

"Enseignants désignés comme des boucs émissaires de l'échec scolaire, le gouvernement s'exonère du sursaut éducatif que nous devrons trouver. "

Les malaises sont nombreux à l'école de la République. Les mobilisations de formes diverses se sont multipliées en fin d'année. Le mois de janvier sera déterminant. Au moment de la mise en scène des voeux aux acteurs de l'éducation nationale par le Président de la République, les annonces ne remplaceront pas les actes concrets pour relever les défis de l'école qui doit être au coeur des politiques publiques pour préparer l'avenir de notre société.  


4) Et sur le terrioire du Savès... Des décisions mettent à mal le RPI de Cazaux/Noilhan, renforcent l'esprit conservateur profitable aux divisions entretenues par ses responsables... Nous commenterons cette décision lors d'un prochain post.

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B
TOUS à la MANIFESTATION pour l'ECOLE<br /> Samedi 17 Janvier 10h30 <br /> Départ Patte d'Oie
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H
Comme dirait(!!) un copain<br /> C'est vrai que c'est important l'éducation!! ;-)
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