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Une fondation pour refonder

Terra nova, bouée de secours d’une gauche à la dérive ? Ses fondateurs avaient pensé la nommer la Fondation Phénix, pour une gauche qui doit renaître de ses cendres. Ils ont finalement préféré Terra Nova pour le dernier né des think tanks désireux d’aider à la rénovation idéologique d’un camp progressiste toujours pas remis d’avoir perdu trois présidentielles d’affilée. Objectif, selon les responsables de Terra Nova, lancé aujourd’hui (1) : «Contribuer à sortir le progressisme de l’impasse dans lequel il se trouve» en repensant «le modèle de l’Etat providence dans une économie ouverte». Un camp progressiste qui va de l’aile réformiste du PCF au Modem.

Pour Olivier Ferrand, président de Terra Nova, ex-conseiller de Lionel Jospin, proche de Dominique Strauss-Kahn, il s’agirait plutôt de la mise en orbite à gauche de la première vraie fondation capable de rivaliser avec son pendant de droite, l’Institut Montaigne, et, à terme, avec les modèles anglais (Policy network, blairiste), et américain (Center for American Progress, qui travaille aussi bien pour Hillary Clinton que Barack Obama). Car pour Olivier Ferrand, s’il existe déjà des fondations (Jean-Jaurès), des clubs (les Gracques, la Forge…) et autres cercles de réflexion (la République des idées, En temps réel…), «il n’y a pas à gauche de plateforme structurelle capable de convertir le diagnostic des intellectuels sur la société française en propositions politiques».

«Interface». Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit et directeur éditorial de Terra Nova, explique lui aussi que le rôle de cette nouvelle fondation sera de «faire l’interface entre des gens qui dessinent un paysage général [les intellectuels, ndlr] et ceux qui font des propositions [les politiques, ndlr]». Il précise qu’y compris en 2007, la gauche et sa candidate disposaient «d’analyses d’ensemble excellentes» sur l’état de la France. «Le problème, c’est que ces travaux en restaient au niveau du diagnostic. Et c’est un exercice en soi d’arriver au stade des propositions concrètes».

Mécénat. Pour Thierry Pech, lui aussi de l’aventure, «le travail de Terra Nova commence là où s’arrête, par exemple, celui de la République des idées», qu’il s’apprête justement à quitter. Terra Nova ne plante donc pas ses racines dans un désert intellectuel, mais entend juste faire pousser ses branches un peu plus loin, un peu plus près des politiques. Et aussi un peu plus longtemps que «les petites structures sans moyens financiers», souvent au service d’une écurie ou d’une personnalité, regrette Olivier Ferrand.

Question moyens, Terra Nova aligne les chiffres et les noms. Le budget ? Un million d’euros pour commencer grâce à du mécénat d’entreprises (à titre de comparaison, Policy Network tourne avec environ 10 millions d’euros). Le conseil d’orientation scientifique, présidé par Michel Rocard, compte une centaine de personnalités réparties dans trois collèges. D’universitaires d’abord (de Philippe Aghion, économiste, membre des réseaux de Ségolène Royal, au sociologue Michel Wieviorka en passant par le philosophe Bernard Manin ou le sociologue Patrick Weil), de personnalités de la société civile ensuite (de l’ancien préfet Alain Christnacht au directeur d’Orange mobile Jean-Noël Tronc, en passant par Gaby Bonnand de la CFDT ou l’écrivain Olivier Poivre d’Arvor) ; de représentants étrangers enfin (du commissaire européen Joaquin Almunia au vice-président du Parti démocrate italien et ex-maire de Rome Francesco Rutelli). Egalement mobilisés, 250 experts, venus du monde de l’entreprise, de la fonction publique et du milieu associatif. Six permanents (profil Sciences-po, écoles de commerce) feront tourner la boutique installée boulevard Saint-Germain à Paris. Sa production (des notes d’actualités format «cabinet» et une collection d’essais), la fondation promet de la mettre à la disposition de tous, assure Olivier Ferrand, «car il y a urgence à connecter tout le monde». «Le contrat est clair, abonde Thierry Pech. Terra Nova ne sera pas un instrument au service d’une personne. Les fenêtres sont ouvertes.» «C’est le défi de TerraNova : être à la bonne distance des politiques. Assez éloigné pour être libre, assez proche pour être influent», souligne Gilles Finkelstein, responsable d’une fondation Jean-Jaurès en pleine mutation. En attendant de voir, il se félicite de l’arrivée de Terra Nova : «On ne souffre pas d’un excès de travail de réflexion.»

Article paru dans Libération du Mardi 13 mai 2008

www.tnova.fr

 

 

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J
un camp progresiste avec le pcf je pense que la gauche ne reviendra pas au pouvoir de sitot.trop de combat des chefs.je suis de droite pour moi apart delanoe personne ne peut remporter une presidenciel a plus et n oublie pas t compte de campagne
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A
Monsieur,<br /> Auriez vous l'obligeance de répondre aux demandes qui vous sont faites.<br /> Votre attitude et votre mutisme deviennent, à la longue, désobligeants et méprisants.<br /> J'espère une réponse rapide de votre part.
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