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ntienne sur l’essoufflement de l’altermondialisme, voire les annonces de disparition […] ? Ces questions ne sont pas nouvelles, elles ressurgissent fin janvier depuis quatre ans, à la date où se tient traditionnellement le Forum social mondial (FSM). Mais elles s’imposent plus fortement cette année». Cet extrait d’article n’a pas été publié par un organe de presse hostile à l’altermondialisme, mais dans l’édition du 17 janvier 2008 de Politis, qui est membre du collège des fondateurs d’Attac, la principale organisation altermondialiste en France. En effet, lorsqu’on évoque désormais le mouvement altermondialiste, le terme qui revient le plus souvent est celui d’essoufflement, même s’il paraît aussi extrêmement controversé, notamment aux yeux des altermondialistes eux-mêmes. Cette idée d’essoufflement devient presque un cliché. Elle n’est d’ailleurs pas si nouvelle puisqu’elle apparaît dans les médias en France dès avant le Forum social mondial de Porto Alegre début 2005, soit quelques mois avant la campagne référendaire sur le traité constitutionnel européen où les altermondialistes ont pourtant joué un rôle non négligeable et ont contribué à leur manière à la victoire du « non ». Elle s’accompagne généralement de deux questions auxquelles cet article va tenter de répondre.