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C’est l’enquête qui a mis le feu aux poudres : + 25 % entre novembre et janvier sur les sablés au chocolat Super U, + 32 % sur le camembert de campagne Président chez Auchan et, le pompon, + 45 % sur les spaghetti n°5 Barilla chez Carrefour… En embuscade depuis le mois d’octobre, le mensuel 60 millions de consommateurs a réussi son coup. L’enquête, en pointant quelques hausses spectaculaires, sur le terrain hypersensible du pouvoir d’achat, a échauffé la classe politique. Et obligé Matignon à convoquer en urgence trois de ses ministres pour en appeler à des opérations «coup de poing».
Hier, Marie-Jeanne Husset, la directrice de 60 millions de consommateurs, n’était pas mécontente de l’électrochoc provoqué par ses relevés de prix. Le me
nsuel s’était mis en branle dès la rentrée avec le lancement d’un dispositif de surveillance de prix, ciblé sur une dizaine de familles de produits soigneusement choisies : yaourts et camembert à cause du lait qui flambe, pâtes, biscottes et céréales à cause du prix du blé, et quelques tranches de jambon en prime… Pour être sûr de remonter de grosses prises dans ses filets, l’Institut national de la consommation (INC) a relevé l’intégralité des références, soit 1 055 produits. Mais le magazine se garde bien de chiffrer l’inflation moyenne sur son échantillon, préférant pointer qu’une moitié des étiquettes a réellement augmenté, dont 200 produits de plus de 10 %. «Nous ne sommes pas l’Insee», se défend Marie-Jeanne Husset. Ce dernier avait publié la semaine dernière une hausse des prix alimentaires de 4,2 % en janvier sur un an.